Dégradations et vols dans une résidence de 86 lots : ce qui a changé à Saint-Maur-des-Fossés
Parties communes dégradées, halls occupés, vols dans les caves : une copropriété de 86 lots à Saint-Maur-des-Fossés a voté l'installation d'un dispositif de vidéosurveillance en assemblée générale en 2022, sans appel de fonds. Mise en service quatorze jours après le vote.
- Type de site
- Copropriété, 86 lots
- Localisation
- Saint-Maur-des-Fossés (94)
- Décision
- Vote en AG, 2022
- Mise en service
- 14 jours après le vote
- Formule
- Location tout inclus
Le problème
La dégradation d'une copropriété ne se produit jamais d'un coup. Elle s'installe : une porte forcée qu'on ne répare pas tout de suite, un local vélos vidé, des occupations de hall qui s'installent le soir, et au bout de quelques mois des résidents qui ne descendent plus à la cave et évitent le parking en rentrant tard.
Dans cette résidence, le conseil syndical faisait face à :
- des dégradations répétées des parties communes — halls, ascenseurs, boîtes aux lettres, portes de caves ;
- des occupations de cages d'escalier et de halls en dehors des heures de passage ;
- des vols dans les caves et les locaux à vélos, et des dégradations de véhicules au parking ;
- des incivilités et des altercations créant un réel sentiment d'insécurité chez les résidents ;
- des dépôts sauvages dans les locaux poubelles et les circulations.
Le coût de ce désordre était double. D'un côté des remises en état récurrentes, imputées chaque année aux charges communes. De l'autre un effet que personne ne chiffre mais que tous les copropriétaires ressentent : une résidence dégradée se loue moins bien, se vend moins bien, et voit son turnover locatif augmenter.
L'obstacle : faire voter l'AG
En copropriété, la difficulté n'est presque jamais technique. Elle est décisionnelle. Trois objections reviennent systématiquement en assemblée générale, et une résolution mal préparée est reportée d'un an.
« On n'a pas le budget, et pas d'appel de fonds »
La formule retenue est une location tout inclus : matériel, installation et maintenance dans une mensualité unique, sans investissement initial ni appel de fonds. La dépense entre dans le budget de fonctionnement au lieu de déclencher un vote de travaux, ce qui change la nature même de la résolution soumise à l'AG.
« Est-ce qu'on a le droit de filmer les résidents ? »
C'est l'objection qui bloque le plus de projets. Le dispositif ne filme que les parties communes strictement nécessaires — accès, halls, caves, locaux vélos, entrées de parking — à l'exclusion des portes palières, des fenêtres et de tout ce qui relève de la vie privée des occupants. Affichage réglementaire, durée de conservation limitée, registre RGPD et gestion des droits d'accès aux images sont pris en charge, et remis au syndic sous forme de dossier prêt à présenter.
« Et si ça tombe en panne dans trois ans ? »
La maintenance est incluse dans la mensualité, sans facturation supplémentaire en cas d'intervention. Le renouvellement intégral du matériel est prévu au terme, ce qui évite à la copropriété de revoter un budget d'équipement quelques années plus tard.
Du vote à la mise en service : 14 jours. C'est le point que retiennent les conseils syndicaux. Une résolution votée en juin qui n'aboutit qu'à l'automne perd sa légitimité auprès des copropriétaires ; ici, le dispositif était opérationnel avant la fin du mois suivant l'AG.
Le dispositif installé
- 12 caméras IP en boîtiers anti-vandalisme IK10, sur les accès, halls, caves, local vélos et entrée de parking ;
- enregistreur et stockage sécurisé en local technique fermé, avec durée de conservation paramétrée conformément au cadre légal ;
- accès distant sécurisé pour le syndic et les personnes habilitées, avec traçabilité des consultations ;
- maintenance et télémaintenance incluses, sans frais d'intervention ;
- dossier de conformité complet : affichage, registre des traitements, procédure d'extraction en cas de réquisition.
Installation réalisée en 3 jours, sans coupure d'accès pour les résidents.
Le résultat
Le dernier chiffre mérite une explication, parce qu'il surprend souvent les conseils syndicaux. En formule location, le matériel n'appartient pas à la copropriété : une caméra dégradée est remplacée sans que l'assurance de l'immeuble ni les charges communes soient sollicitées. Une dégradation sur un équipement acheté, à l'inverse, se solde par une déclaration de sinistre, une franchise et un délai de remplacement.
Une AG à préparer ?
Nous fournissons au conseil syndical une note chiffrée prête à présenter : coût mensuel par lot, zones filmées, cadre légal. Étude gratuite.
Voir les tarifs copropriété